Notre équipe coordinatrice

coeur central a pellevoisin 15 octobre 1920

L’équipe coordinatrice s’appelle le cœur central. Pourquoi ?
Car c’est le cœur battant de notre mission et il fait vivre tous nos cœurs répartis à travers la France et le monde et contribue, ainsi, à faire vivre notre mission.

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Père Mattéo Lo Gioco : Prêtre

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Annie : Bergère

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François : médecin

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Michel

Matteo

Matteo

Prêtre

Témoignage de Matteo Lo Gioco

Mon rôle :

Je suis prêtre depuis plus de 30 ans dans le diocèse de Lyon. au service de la mission des Pèlerins de l’Eau Vive. Je suis d’abord pèlerin avec les pèlerins.  Dans l’équipe coordinatrice que l’on appelle cœur central je veille sur la liturgie, la vie sacramentelle et j’accompagne le pôle communication (site, revue).

Pourquoi mon engagement ?

Ce sont les pèlerins qui sont venus me chercher. J’ai participé aux 40 ans du pèlerinage de Lourdes des pèlerins de l’eau Vive. J’ai été bouleversé par leur sincérité, leur charité fraternelle, leur joie de vivre et leur espérance. Ils venaient à ce pèlerinage comme ils étaient dans la transparence avec leurs blessures pour certains et pour d’autres leur addiction à l’alcool. Depuis, je les accompagne fraternellement. Mon évêque m’a nommé aumônier des pèlerins de l’Eau Vive du diocèse de Lyon. Je suis maintenant au service de l’équipe coordinatrice.

Ce que cela m’apporte :

Les pèlerins m’apportent beaucoup, ils nourrissent profondément ma vie de prêtre par leur courage et leur foi. J

Ma mission :

Je n’ai jamais aimé l’alcool. Lorsque je prenais du vin en société, c’était pour faire comme tout le monde. Je crois que je n’ai jamais été ivre. Un prêtre par son ministère est souvent sollicité pour boire. Il peut tomber dans cet écueil de croire qu’il passera mieux auprès des gens en buvant. C’est faux et il peut risquer de tomber dans l’alcoolisme mondain. Depuis que j’accompagne les pèlerins et par solidarité avec eux, je ne bois plus une seule goutte d’alcool sauf pour la célébration de la messe (c’est une goutte dans le calice).

Je suis curé de paroisse et quand mes paroissiens et ceux qui me connaissent m’invitent, ils ne me proposent plus d’alcool pour l’apéritif, le repas et le digestif, mes confrères prêtres de même.

A chaque pèlerinage de Lourdes, je porte une pancarte où il est écrit : « Jésus, guéris-moi de l’alcool, merci ». Je suis très fier de la porter pour la guérison d’un de mes confrères. C’est aussi l’occasion de témoigner auprès de mes frères prêtres de Lyon. Souvent notre pélé tombe en même temps que celui du diocèse de Lyon. Chaque fois que je les rencontre avec ma pancarte, je ressens de leur part une certaine gêne et aussi une certaine admiration. Sans doute pensent-ils que ce n’est pas un ministère facile. Bien au contraire. Je ne me suis jamais senti autant prêtre qu’en étant auprès des malades de l’alcool.

François

François

Aumônier

Témoignage de François Pépin

Mon rôle

J’ai la charge d’aumônier général des Pèlerins de l’Eau Vive depuis le pèlerinage de Lourdes en juin 2021. Je vis ce ministère avec humilité, au service de mes frères et sœurs malades de l’alcool et leur famille, humilité devant notre Père du ciel à qui nous devons tout et sans qui nous ne pouvons rien.

Comme aumônier, j’essaie d’aller à la rencontre des uns et des autres. Les sessions et les pèlerinages sont le moyen de mieux nous connaître, de découvrir les richesses de nos frères et sœurs de régions ou pays différents.

Pourquoi mon engagement ?

J’ai eu la grâce de découvrir il y a plus de vingt ans le mouvement des Pèlerins de l’Eau Vive. Il m’a aidé à mieux comprendre qui étaient les personnes malades de l’alcool. Il m’a surtout aidé à découvrir les beautés et les richesses de chacun et à les aimer profondément, eux qui sont mes frères et mes sœurs, enfants du même Père.

Notre mouvement est la Mission catholique auprès des malades de l’alcool et de leurs familles. Catholiques, nous le sommes bien, chrétiens peut-être davantage encore, frères et sœurs de Jésus. Nous vivons cette communion fraternelle dans l’Eglise notre mère. Nous avons foi en Jésus Sauveur, celui qui a donné sa vie par amour pour nous.

Ce que cela m’apporte

Prier pour me mettre davantage à l’école de Jésus qui nous donne de vivre le commandement le plus important : aimer le Père, et aimer notre prochain.

Prier l’Esprit Saint pour fortifier en moi « l’homme intérieur » en étant à l’écoute et aimant le malade ou le codépendant qui me confient leurs souffrances… L’Esprit me donne l’énergie et l’intelligence de comprendre la Parole de Dieu et de la mettre en pratique. Je suis heureux de témoigner de mon abstinence heureuse. Partageant la souffrance de mes frères et sœurs dépendants de l’alcool et les codépendants, j’ai fait le choix de l’abstinence. C’est pour moi le désir de vivre profondément l’Amour et la fraternité qui nous unit.

Mon témoignage sur la maladie

La maladie alcoolique est une maladie de l’âme, disait notre sœur Marion. Elle est aussi maladie physique et mentale.

En tant que médecin alcoologue, il est très important pour moi, de tous nous former afin de mieux connaître et comprendre ce qu’est la maladie alcoolique. Et dans mon expérience, j’ai découvert qu’il ne faut jamais faire de la morale avec un frère ou une sœur malade de l’alcool.

Un deuil mal vécu, une séparation, tel ou tel événement psychologique grave, une angoisse envahissante, une profession trop stressante ou fatigante, sont des portes d’entrée dans la maladie alcoolique, d’autant plus s’il existe un facteur génétique. Nous ne pouvons laisser de côté par ailleurs les complications physiques liées à la maladie alcoolique. L’alcool est un produit toxique, dès le premier verre, très addictif, il est pourtant en vente libre !

François Pépin