L’église en marche aux côtés des Pèlerins de l’Eau Vive
Même si les Pèlerins de l’Eau Vive sont présents depuis longtemps en Martinique, ces dernières années le nombre de Pèlerins se raréfiaient.
Mamette a entrepris depuis trois ans une vaste action pour mieux faire connaître la mission auprès des paroisses. L’évêque, Monseigneur David Macaire, est très sensible aux problèmes d’alcool en Martinique comme le curé de la cathédrale et ils la soutiennent activement.
Sans relâche, Mamette a parcouru l’île pour discuter avec les curés de paroisse, elle a toujours reçu un bel accueil et de nombreux prêtres souhaitent soutenir la mission. Mamette intervient également régulièrement sur la radio chrétienne de Martinique : Radio Saint Louis. Un article vient d’être publié dans le journal de l’église en Martinique pour présenter la mission. (à lire ci-dessous).
La pastorale de la santé se mobilise
La Pastorale de la Santé se sent très concernée et soutient activement la mission. Tout récemment, grâce au travail réalisé, elle a invité les Pèlerins de l’Eau Vive à sa réunion annuelle réunissant toutes les paroisses (une cinquantaine). Plus de 150 personnes étaient présentes et toutes ont dit « oui » pour faire connaître les Pèlerins de l’Eau Vive.
L’alcool présent à toute occasion
L’alcool est très présent dans l’île et il est violent (avec le Rhum, on ne rigole pas !). Il y a beaucoup de tentations… « Tous les week-ends, on se retrouve à la plage avec la famille et les amis, et si le Ti’ Punch n’est pas là, ce n’est pas la fête ! ». Quelque soient les occasions de fête, il faut des cartons de bière à profusion. Récemment lors du carnaval en février, l’alcool a dominé la fête : « les personnes se défoulent et se laissent aller. Beaucoup de pauvreté explique en partie cela ». 75% des jeunes sont concernés par l’alcool qui les mènent rapidement ensuite vers la drogue. Mais le premier vecteur reste l’alcool.
La peur du regard… des autres
Nombreuses familles sont touchées. Les parents, les amis viennent et ne reviennent pas…. « Ici, tout le monde se connaît, on a de la honte, on est gêné, on se cache…On n’ose pas en parler pourtant, on sait très bien qui boit ! ». Il faut beaucoup d’écoute, d’amour pour que les personnes finissent pas oser, sans se sentir jugées, culpabilisées. Les Pèlerins de l’Eau Vive sont la source vraie à laquelle les personnes peuvent venir boire.
Nombreux signes d’espérance
Les fruits sont là. Un nouveau cœur s’ouvre à Fort de France et de jeunes « pousses » ne demandent qu’à s’éclore à Saint Esprit et Bellevue dans l’est, et également au François (Ouest). Le cœur historique au Lamentin voit de nouveaux Pèlerins le rejoindre. Toutes les semaines, deux cœurs prient ensemble. Au cœur de la tempête, Marie et Jésus sont toujours là pour trouver un chemin de guérison et de paix intérieure.
Propos recueillis par Manu