La conversion n’est pas d’abord affaire de choses pénibles à faire ou à vivre, encore moins une initiative personnelle. Elle est don reçu, la plupart du temps à notre plus grande surprise. La conversion est réponse à un appel qui nous dépasse, appel à vivre du Royaume qui nous devance, nous précède et habite parmi nous. “Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche : repentez-vous et croyez à l’Évangile” (Marc 1,15).

                          L’appel de Dieu à la joie est chemin de conversion. Les mots pénitence et conversion sont semblables dans la Bible. Ils signifient : se tourner vers. Se convertir, c’est se tourner vers Dieu. Alors que le coeur de l’homme peut être tenu et retenu par tant de désirs ou de besoins, fort légitimes au demeurant, voici que Dieu le surprend pour le tourner vers lui et ordonner toutes choses en lui, par lui et avec lui.

N’y ai-je pas reconnu une visite de Dieu ?

Qu’en ai-je fait ? Comment ai-je essayé d’y répondre ?

Quelle espérance aussi me guide ?

Suis-je prêt à laisser mes attentes se transformer ?

Quel visage a Jésus pour moi ?

Celui de la joie, de la paternité qui guérit, relève et éduque ou celui d’un moralisateur ennuyeux ?