Quand je dis non à l’alcool, je dis oui à la vie…articles à l’occasion des 55 ans des A.A

 

                         La dépendance à l’alcool est un sujet que 74% des individus concernés considèrent comme tabou.
Trois Français sur dix sont au cours de leur vie confrontés à des problèmes d’alcool. C’est un sujet tabou dont on ne peut pas parler avec tout le monde. Pour le médecin généraliste François Liard, ce n’est pas étonnant :

« Les gens vivent l’alcoolisme comme une maladie honteuse, alors que c’est une maladie tout court. »

  Parlez-en avec votre médecin.

                                Les consommateurs occasionnels sont ceux qui boivent moins d’une fois par semaine. Mais boire quotidiennement ne signifie pas pour autant être dépendant à la boisson. Il y aurait entre 2 à 3 millions de Français considérés alcoolo-dépendants. Mais alors, qu’est-ce qui définit la dépendance à la bouteille ?

 

 La dépendance à l’alcool, un besoin de boire

                                Difficile de mesurer à partir de combien de verres on est alcoolique. Pour les professionnels de santé, l’alcoolo-dépendance ne se mesure pas à sa quantité ou à sa fréquence mais à sa dimension psychologique chez la personne qui boit. Elle s’installe souvent de façon insidieuse, et une personne ou son entourage peut mettre des années à se rendre compte de son addiction.

                                La dépendance à l’alcool est définie par un besoin de boire. Un alcoolique recherche d’abord dans la boisson ses effets relaxants pour y trouver un réconfort à ses problèmes, avant que ceux-ci ne se transforment en nécessité. Puis, comme toutes les addictions, l’alcool prend le dessus, le buveur développe une tolérance et doit augmenter les doses pour ressentir les effets recherchés.

                                 La personne va ensuite chercher à éviter le manque. La dépendance physique se traduit par le ressenti du manque, induisant un syndrome de sevrage (anxiété, tremblement, sueurs, agitations, etc). La dépendance psychologique à l’alcool est liée à la place que prend la boisson dans la vie de la personne, qui n’envisage pas de vivre sans.

Comportements irritables.

                       Boire de façon excessive ne veut pas dire nécessairement que l’on est dépendant à l’alcool. Et les problèmes de santé (maladies du foie, maladies cardiovasculaires…) ne surviennent pas toujours sur le court terme. En revanche, « ce qui arrive précocement dans l’histoire du gros buveur,

c’est l’irritabilité ».

Ces troubles du comportement les jours où l’on boit de trop » vont de de l’irritabilité à l’agressivité, voire à la violence. Ils se traduisent sur la vie conjugale, parentale voire conduisent à une baisse de la performance au travail.

 

 

 

 

 

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